Périphéries
Michel Mazzoni
19 novembre
18 décembre 2021
Il s’intéresse aux choses, souvent insignifiantes mais latentes qui transforment son quotidien. Il ne cesse d’interroger et d’étendre les possibilités de la photographie vers une pensée critique de l’image dans une constante exploration des rôles et des potentiels du matériau, à travers des techniques de production, de formats, de supports, de diffusion et d’installation dans l’espace. Ses dispositifs d'installations sont pour lui un moyen d’expérimenter avec des jeux d'échelle et de supports, afin de faire émerger des raccourcis sensoriels et des expériences réflexives dont les significations restent en suspens.
Périphéries présente un corpus de vues fragmentées qui puisent leur iconographie dans des espaces génériques ou dans des motifs relatifs à la modernité. Ces images représentent en quelque sorte des démarcations dans le paysage urbain qui fonctionnent comme des sculptures primaires générées par des actions humaines. Elles sont comme des traces de rêverie, des catalyseurs d’une résistance poétique, des petites capsules temporelles éclairant le monde actuel.
L’installation dans l’espace crée une connexion entre les formes et ouvre ainsi sur un jeu de combinaisons, de correspondances, voire de métamorphoses.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Corps Samples
Astrid de la Chapelle
01 octobre
30 octobre 2021
Dans un vaste mouvement, les matières terrestres se brassent et se métamorphosent, les échelles et les temporalités se télescopent, et les corps humains se nichent au creux des grands processus terrestres.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Les quotidiens
Caroline Gamon
et les étudiant·es
de l’ÉSAL site de Metz
18 juin
03 juillet 2021
L’infra-ordinaire, Georges Perec
Une exposition faisant suite au workshop « Ni une ni deux » proposé par l’École Supérieure d’Art de Lorraine (ÉSAL) et encadré par Caroline Gamon autour des quotidiens de presse nationaux et régionaux. Dans le cadre de Monstruosa « Cases & Débordements », une semaine de dessin et de bande dessinée.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Matière papier, une histoire végétale
Kim Détraux
28 mai
12 juin 2021
Pendant sa Résidence d'Artiste de 6 mois, Kim Détraux a accompagné une classe de l'école élémentaire des Quatre Bornes à Metz, afin de la sensibiliser à l'écologie et à l'économie du papier par la prise de conscience de la nature d'un outil et de ses origines jusqu'à son usage en passant par sa fabrication. Ces méthodes artisanales ont permis aux élèves d'apprendre à créer par eux-mêmes leur papier recyclé, en mêlant des éléments végétaux issus de cueillettes et de réaliser un panel de papiers aux couleurs et textures variées.
L'exposition présente les recherches graphiques qui ont été réalisées par les élèves de CE1 et CE2 de l’école élémentaire Quatre Bornes à Metz, à partir de récupérations et de créations de papiers, de dessins et de modelages inspirés de l’imaginaire en lien avec la forêt et ses hôtes, ainsi qu'un ensemble d'œuvres récentes de l'artiste Kim Détraux.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Inside out (ou l’inverse)
Varda Schneider
23 avril
22 mai 2021
La fenêtre est un sujet important de l’Histoire de l’art, des débuts de la perspective avec Alberti qui considère la peinture comme une fenêtre s’ouvrant sur l’Histoire et sur le monde, à la Porte-fenêtre à Collioure de Matisse qui le fera s’approcher sans doute le plus de l’abstraction. Elle est un cadre dans le cadre, et permet de juxtaposer sur la toile deux espaces, le dedans et le dehors, ou l’inverse. C’est une frontière et un passage, elle sépare et relie.
Pour son exposition Inside out (ou l’inverse), Varda Schneider revisite l’espace de la galerie et ses fenêtres qui s’ouvrent sur la rue piétonne. A la fois entrées et portes ouvertes sur d’autres mondes, elles sont abordées comme allégorie générale de la peinture et une invitation plastique, colorée et formelle qui s’inspire des voyages en Inde, au Népal et dans le Lot natal de l’artiste.
Les lignes qui les composent et la grille des carreaux deviennent motifs, mais restent également la frontière entre le dedans et le dehors. Cette idée de passage fait d’autant plus sens aujourd’hui en ces temps d’enfermements, puisque les fenêtres comme ouverture sur le monde restent les meilleures alliées de celles et ceux pour qui elles sont le seul lien avec l’extérieur, passage vers les songes ou source de lumière.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Machine Terrestrographique
Raffard-Roussel
05 mars
03 avril 2021
Envisageant la galerie Octave Cowbell comme un environnement de recherche et de création ouvert à la multiplicité des savoirs, ils nous dévoilent leur prototype de «Machine Terrestrographique».
Cette œuvre-outil, dont le nom fait référence à la notion de Terrestre de Bruno Latour, a été pensée comme une manière de s’émanciper des outils standardisés et des usages dominants, en concevant une machine qui réagit au milieu dans lequel elle est installée.
Au cours de cette expérience qui les a conduit à s’initier à la robotique, à la programmation et à la teinture végétale, l’atelier Raffard-Roussel a mené plusieurs enquêtes autour des questions d’écologie et de technologie.
L’exposition présente la machine terrestrographique sortie de sa boîte, un nuancier d’encre permettant d’imprimer des images, un premier tirage réalisé avec cet instrument, et une enquête sur l’économie des plateformes de vente en ligne. Un livret intitulé " VOCABULAIRE DE TRAVAIL" a été également imprimé pour l’occasion de l’exposition Machine Terrestrographique à Octave Cowbell.
En partenariat avec le CNAP dans le cadre du dispositif SUITE.
Curatrice de l’exposition Vanessa Gandar
Galerie
Neben dem halben kamin
Matthias Ruthenberg
14 janvier
20 février 2021
« S’il pouvait penser le cœur s’arrêterait. » Fernando Pessoa
Les néons éclairent un mur blanc et froid. Un mur brutal. Son approche est une injonction à plonger dans la surface lisse, verticale et stérile. C’est un mur qu’on a rendu invisible et qui pourtant remplit sa fonction. Mur traitre. Voir encore de plus près un monde lessivé, un monde si propre qu’on s’y reflète. Le miroir, la caméra, la grille, la case, la norme, le contrôle.
Les démocraties malades ferment les lieux de culture et font taire les poètes.
Une ligne de marbre noir, vestige affleurant, dépasse de la paroi. Elle la traverse comme pour signaler la résistance des lieux face à ce mur dressé, à cette page forcée. Une ligne minérale à la matérialité sensible et tangible qui semble se noyer inexorablement dans la surface éthérée.
Un dessin tout de même, une liste dérisoire de quelques mots, une liste de courses, faite de lettres évidées sur une surface moirée de couleurs chair. Un doute, un message, une affirmation, un manifeste, une alternative. La feuille évidée est faite d’un assemblage de pages d’un passeport, traversé de deux vis.
Le (re)confinement a commencé le dernier jour d’octobre, les frontières sont fermées, une voix dicte les chiffres, donne les ordres, les contrôles cadrent, on se réorganise, on resserre les rangs, garder confiance, il y a du sens, la résistance dans l’atelier, la résistance sensible…
Les murs sont bien réels, ils sont faits de parois et d’ossatures. Ils sont durs et les mots ou les entailles ne suffisent pas à les faire tomber. La poésie est évanescente et pourtant elle inspire des possibles, prend soin des cœurs. L’envers du décor. Prendre le temps de comprendre comment et pourquoi.
Se retrouver, être chez-soi, être avec soi, et cultiver des univers. C’est la maison que l’on cherche. Habiter comme une pratique au quotidien. La chambre noire, l’antichambre, ce sas intérieur à la mélancolie douce et inspirante. Le théâtre des opérations discrètes.
Ici, la lumière est faible, chaleureuse. Des notes, des voix s’évaporent, nous rassurent et nous disent que c’est normal, que tout va bien. Que la vie est là, tout près, toute prête. On entend des amitiés chuchoter, on entend que le monde est vaste et qu’il n’y a pas de frontières.
Fall song, Sad poetry, Ironisches heft.
La cheminée coupée en deux est éteinte mais sa présence réchauffe la maison. Le souvenir de l’âtre où disparaissent les secrets et les papiers. Lieu inversé.
Derrière le mur dans l’appartement de Berlin, le poêle absorbait le coke noir et donnait la chaleur.
Des surfaces gravées comme des cris, des affaires courantes, les affres et les leurres. Les jours qui passent. C’est entre les grilles du calendrier qu’il est possible d’augmenter les mois, que l’on parvient à dilater le temps. Un temps nécessaire pour renouer avec les enjeux simples de la vie absorbés dans le tourbillon des protocoles.
Septembre, Octobre, Novembre, Novembre, Novembre…
Curateur de l’exposition François Génot
Galerie
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Membre de Plan d'Est.
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