Résidence d’été

At the same time as the wheat or oat harvests
Matthias Ruthenberg


18 juillet
31 août 2020 



En 2020, Octave Cowbell a initié un programme de résidence estivale dont le but est d’accueillir, de soutenir et de promouvoir un·e artiste international·e. Durant l’été, l’artiste a à sa disposition les locaux d’Octave Cowbell, afin de développer un projet de recherche et de création nourrit du contexte et des multiples rencontres du territoire messin. Au-delà de la production ou de la présentation d’œuvres, il s'agit de favoriser l’approche personnelle et sensible de la démarche artistique de l’artiste en résidence en mettant en place des rencontres et des échanges avec des publics variés, sous forme de workshops, discussions et performances.

Le premier artiste à bénéficier de cette résidence d'été à Octave Cowbell est Matthias Ruthenberg. Cet artiste plasticien et musicien explore les pistes du langage et du dessin. Au cours de la dernière décennie, il a cherché, expérimenté et élaboré des vocabulaires d‘écritures sous forme de lignes, de mots et de sons qui oscillent entre maladresse et poésie, fragilité et bruit.

Pendant cette résidence de création, il a mis en situation son travail acoustique et plastique en élaborant différentes formes de processus sonores et visuels afin de réaliser une pièce originale.

En des temps où le nationalisme, la haine et la peur de l’autre grandissent il est important de prendre position contre toute forme de discrimination et ouvrir à nouveau les esprits. Ainsi, dans une démarche de partage, de mixage et de synergie sans frontières, Matthias Ruthenberg a réuni des artistes de différentes scènes culturelles qu'il a invité lors de workshops, discussions et performances musicales.




François Génot, commissaire associé pour l’année 2020, a accompagné les recherches et réflexions de Matthias Ruthenberg jusqu’à la réalisation de son exposition Neben dem halben kamin à la galerie Octave Cowbell.

Avec le soutien de la DRAC Grand Est dans le cadre de l'appel à projet été culturel 2020.


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Résidence d’été

Prendre corps, prendre voix - 
Mise en œuvre d’un récit collectif
Wanqi Gan


2022 



Cette résidence d’artiste nous invite dans l’univers de la jeune artiste Wanqi Gan à la recherche d’un «langage» à la fois graphique, théâtral, musical, textuel et corporel, afin de construire collectivement des récits à partager. Dans un premier temps, il s’agira d’identifier la force narrative des objets qui nous entourent. Qu’ils soient utilitaires, décoratifs ou artistiques, les objets de par leur forme, leur couleur et leur contexte nous racontent et nous transmettent des histoires intimes, collectives, émouvantes, drôles ou sans intérêts.

Ces réflexions, autour de ces objets à la fois visibles et invisibles qui constituent notre quotidien, permettront l’élaboration d’un récit collectif qui s’est construit en relation avec différents axes de créations :

- L’ écriture textuelle et visuelle du récit collectif par la pratique de dessins d’observations, de prises de notes, de mise en espace, a!n de développer un langage, une écriture commune.
- La fabrication d’objets en céramique, carton et tissu, qui soient à la fois narratifs, sonores et scénographiques, afin de constituer l’installation commune.
- Des exercices d’expressions corporels, où chacun en prenant forme et voix, a pu s’approprier une place dans le récit. L’idée de transmission a été un enjeu important dans cette résidence qui tend à inviter chacun à faire œuvre en collectivité, par l’écoute, le dialogue et la contribution.

Cette collaboration créative a pris la forme d’une installation vivante, une sorte d’orchestre « visuel et sonore » qui a été présenté sous forme d’happening en relation avec un ensemble d’oeuvres de l’artiste Wanqi Gan, à la galerie Octave Cowbell.



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Les couleurs du vivant : 
Pratiques textiles & tinctoriales
Louise Deltrieux


18 août
21 septembre 2021 




Louise Deltrieux est une artiste plasticienne et vidéaste qui explorent nos rapports au vivant et leurs différents modes d’activation : pistage, primatologie, ornithologie urbaine, imaginaires du sauvage, cohabitations lupines, écoactivisme, vie en autonomie, ou encore néosurvivalisme.

Pendant cette Résidence de recherche et de création, l’artiste a expérimenté les propriétés tinctoriales des lichens et mis au point des teintures sur écheveaux de laine à partir de différentes espèces.

Le lichen est l’association d’au moins 3 espèces : un champignon, une algue et une bactérie, qui se fournissent des services mutuels. C’est face à l’énigme que constitue cet organisme que les scientifiques développent le concept de symbiose à la fin du XIXème siècle. Dans la symbiose du lichen chacun est indispensable à la survie de l’autre. Le lichen est un organisme poreux aux autres êtres, il permet de repenser le vivant par le prisme de la coopération, plutôt que de la compétition. Il est cet être mineur, banal, familier. Il fait partie de la biodiversité dite « négligée ». Les lichens occupent également une place très ancienne et à part dans l’histoire de la teinture. Pendant des siècles, ils ont été la seule façon d’obtenir des couleurs extrêmement recherchées. Connaître l’usage des lichens en peinture permet de porter un de rayonner en ces temps où il faut habiter le trouble1.

Dans une tentative de capturer la couleur de la symbiose, Louise Deltrieux a adopté de nouveaux gestes afin de réaliser un ensemble de pièces tissées de fils teintés au lichen. Tricoteuse depuis plusieurs années, le travail du fil revête à ses yeux une dimension politique et philosophique, et fait l’objet, depuis peu, de recherches au sein de son travail qui interrogent la place du geste artisanal dans une pratique artistique contemporaine des effondrements, mais aussi plus globalement, la place de pratiques lentes et autonomes dans notre société dans un contexte de recours au low-tech et au DIY. Les lichens sont des indicateurs, des squatteurs, des pionniers. Ils invitent à un décentrement du regard, à un changement d’échelle.




Avec le soutien de la DRAC Grand Est dans le cadre de l'appel à projet été culturel 2021.


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Célébrer l’été : le folklore en papier
Jeanne Etienne et Kim Détraux




Ce projet s’articule autour des différentes symboliques du masque. De l’apparat folklorique aux rituels païens, variables selon les lieux et l’époque, le masque a permis de dissimuler, de représenter ou d’imiter des personnages fictifs issus de légendes et de contes.

Aujourd’hui avec la crise sanitaire que nous traversons, le masque devenu un accessoire commun vient d’une nouvelle manière orner nos visages. Ces masques en tissus ou en papier, bien loin des représentations symboliques originelles, ont inspiré cet atelier.

Pendant ces séances, il a été question d’imaginer et de réaliser son propre masque personnalisé à partir de papiers recyclés, de végétaux et d’expérimentations graphiques en se servant de techniques d’impressions artisanales comme la linogravure, le tampon et le pochoir. 

Les histoires des masques de chacun ont été mises en commun dans une édition originale réalisée par leur soin en s’inspirant de la technique de reliure japonaise sans couture.




Avec le soutien de la DRAC Grand Est dans le cadre de l'appel à projet été culturel 2021.


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Outreterre
Aline Girard


10 août
20 septembre 2023 



Le monde extra-dimensionnel d'Outreterre, est le nom donné aux restes brisés flottant du monde […]
Wowpedia (World of Warcraft)


Durant sa résidence, Aline a expérimenté les terres des alentours de Metz, en ayant à l'esprit que ces terres ont une mémoire.

Elles en ont vu des guerres, des morts et des sécheresses. Ces guerres qui ouvrent la terre, façonnent le relief, tout comme elles disloquent les corps et réarrangent leur trajectoire. Les terres prennent les couleurs des minerais et oxydes qui les composent, mais aussi des matières organiques en décompositions, donnant les strates. Elles semblent contenir une mémoire ancestrale qu’elles nous transmettent. À travers les gestes des arpenteurs, collecteurs, potiers, céramistes et des artistes, cette mémoire ressurgit, puissante.

Qu'est-ce qu'un·e céramiste a pour lui·elle dans ce monde? Iel a à faire. Le savoir-faire, le pouvoir-faire, le devoir-faire. Qu'est-ce que nous donne la terre depuis le début du monde? L'abri et l'ustensile. D'un côté la brique et de l'autre le bol. Un contenant qui nous contient et un contenant qui nous nourrit. La terre façonnée par nous est habitable. Un pot dans une maison. Un vase habitable.

Le processus de recyclage de terres dans la pratique céramique s’inscrit dans un temps long, il faut de la patience et de l'abnégation. On arpente les chemins, on sonde les sols, on excave, on transporte, on met en eau, on laisse décanter, on tamise, on laisse sécher, on bat longtemps, ensuite seulement on modèle ou on bâti.

Aline imagine un répertoire de formes de pots qui peuvent être aussi des abris, des pots-maquettes par les dessins et modelages des terres récoltées. Créer un paysage, des contenants pouvant nous contenir nous-même, pouvant être visités de l’intérieur, des bunkers éphémères, des vases-ventre, des vases-grottes dans lesquels s'inscrit notre temps contemporain.




Ce projet bénéficie du soutien de la DRAC Grand Est dans le cadre du dispositif Jeunes ESTivants, Scènes & Territoires.


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Palimpseste, 
mémoire du paysage
Laurence Piaget-Dubuis


5 juin
5 juillet 2023 



Laurence Piaget-Dubuis est une éco-artiste, graphiste et photographe valaisanne d’origine, domiciliée à Sion. Depuis 2014, elle est l’auteure de plusieurs projets nationaux et internationaux sur les enjeux du dérèglement climatique en territoire alpestre.

Dans une époque en transformations et convaincue que la culture permet d’accroître la vigilance, la démocratie et affûte les consciences, elle s’engage, pour le vivant et pour une transition portée vers un futur durable, inclusif et positif. Ses photographies et ses installations évoquent les traces du changement lisible sur le paysage, questionnent le rapport entre l’humain et son environnement et témoignent de l’apparition de nouveaux espaces et enjeux pour les territoires de montagnes.

Pendant sa résidence d’un mois à la galerie, l’artiste a développé le projet Palimpseste : Mémoire du paysage. Comment identifier les formes anciennes, qui, comme un palimpseste, constituent les strates persistantes du présent? Point de bascule de cette rencontre entre un territoire méconnu et les fragments dispersés du passé: la connaissance tardive (2017) des origines d’une mère alsacienne, elle-même photographe. Trois caisses plastiques remplies de documents et de photographies lui sont remises à son décès, alors même qu’elle en refuse l’héritage — le lien mère-fille ayant disparu depuis plus de trente ans. Il a fallu très peu de choses pour que s’envole avec les cendres de la défunte, les contours d’une identité inscrite dans le creux de l’histoire et des lacunes des mémoires.

En un mois de recherches, c’est un récit d’enquêtes de territoires et de rencontres
transgénérationnelles qui des photographies à l’écriture retracent l’histoire personnelle et fantasmée de l’artiste.


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Immanent, 
le maillage des relations
Camille Audibert


7 juillet
25 juillet 2023 



Camille Audibert est une artiste plasticienne qui crée des objets-sculptures- installations qui invitent à être manipulés dans un acte performatif commun. Dans sa pratique, elle mêle des savoir-faire tels que le modelage de la terre (argile et eco-construction), la teinture naturelle et la création de costumes à partir de textiles de récupération. La question du faire-ensemble et d’être-au-monde anime ses recherches.

Lors de cette résidence, qui allie yoga et pratique performative, Camille Audibert a décidé de tirer la carte de tarot de Marseille Le Diable. De couleur bleue - parure spirituelle qui ne le quitte pas - le diable porte sur son ventre un visage, ventre considéré comme notre premier cerveau, organe de digestions et d’émotions. Il tire la langue et louche. Il cherche son drishti - point de concentration - intérieur. Cet arcane possède une lecture très primitive de notre relation à notre animalité dont Jodorowsky, dans sa lecture de la carte dans le livre La voie du tarot, propose une référence à nos puissances premières, à nos souvenirs ancestraux et ajoute que pour atteindre notre illumination, nous devrions accepter, honorer notre côté animal car il nous guide.

Que reste-t-il de notre animalité ? Qu’est-ce qui nous relie encore à elle ? Ici, c’est dans une danse de dévotion - une exploration connue et inconnue de mouvements - que Camille Audibert nous invite à explorer ces polarités féminines et masculines en incarnant cette union au sein d’un même corps. Cet acte de partage, dans l’instant présent et créatif, nous amène à un état de concentration profonde, une méditation, une transe.

Associé aux principes du yoga, le tarot de Marseille est un outil occidental qui suit l’artiste depuis des années. Ces pratiques l’aident à résoudre notre relation perdue à une certaine spiritualité et nourrissent ses réflexions qui se veulent évolutives, car ce qui compte est l’instant présent ce qui était n’est plus et ce qui est maintenant n’existe déjà plus.


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La vie, le souvenir, la plongée, le récit

Julie Chevassut  

01 juillet
26 octobre 2024 



En collaboration avec l'association La maison des feuilles située en Alsace Bossue, Octave Cowbell accompagne l'autrice et illustratrice Julie Chevassut pour la réalisation de son premier projet d’édition professionnel. 

Pendant cette résidence d'été, Julie Chevassut s’est penchée sur les liens entre souvenirs et territoires, en mêlant récits croisés, poésie et dessin comme outil de représentation du quotidien et de préservation de la mémoire. Pour cela, elle a recueilli les paroles des habitant.es de tous les âges, afin de proposer un nouveau regard sur leur territoire.

Julie Chevassut s’inspire du quotidien pour extraire de l’ordinaire la matière de ses récits, entre éditions, illustrations, bandes dessinées, mais aussi à travers des vidéos et des performances. Une transformation qui révèle une poétique née d’observations du quotidien, de gestes discrets et de détails factuels, d’émotions, d’introspections, de sensations, de souvenirs. Autant de cadrages opérés dans le réel et l’instant, pour une pratique qui est aussi «un laboratoire de recherche autour de la construction du récit». 

Les rencontres ont également donné lieu à des ateliers d’écriture et d’expression plastique, ainsi qu’à des moment de lectures en extérieure auprès de tous publics.




Avec le soutien de l’association La maison des feuilles et de Jeunes ESTivants, un dispositifs initié et soutenu par la Direction Régionales des affaires culturelles du Grand Est dans le cadre de l’Été culturel du ministère de la Culture, coordonné par Scènes et Territoires.


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Galerie Octave Cowbell
Ouvert au public du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous.  

4 Rue du Change, 57000 Metz
ocowbell@gmail.com
+33 (0)6 70 89 40 82
Avec le soutien de la DRAC Grand Est, de la Région Grand Est, de la Ville de Metz et du Département de la Moselle.
Membre de Plan d'Est.

© 2026 Galerie Octave Cowbell