Terres incultes
Carolina Fonseca2020
Chaque risographie format A3 est tirée à 50 exemplaires numérotés et signés par les artistes. Proposée au prix de 30€ l’unité
Terres incultes emprunte le terme utilisé dans les textes législatifs pour désigner une zone non exploitée. Dans le Bulletin de l’Institut de Recherches Économiques et Sociales de septembre 1957, Emile Clicheroux définit les terres incultes comme « tout terrain qui n’est employé régulièrement à aucun usage agricole ou forestier », puis il détaille « les étendues couvertes de bruyères, les sarts, les broussailles non exploitées, les étendues marécageuses ou rocailleuses, les landes, les fagnes, les dunes ne portant pas de culture ».
L’aménagement du territoire, l’agriculture intensive, les méthodes radicales d’assainissement et de nettoyage ont conduit entre autre au drainage des marées, à l’arrachage des friches et à la canalisation des fleuves et des rivières. Autant d’actions qui ont considérablement modifié le paysage, tout en détruisant des écosystèmes entiers.
Si « inculte » veut dire « inexploité », faut-il comprendre que « culture » soit synonyme d’«exploitation» ? Une terre inculte est-elle une terre ignorante, qui n’a pas su se mettre au service de l’espèce humaine ? Une terre ignorée des hommes et des femmes ? Une terre dénuée de valeur ? Le choix des mots nous incite à repenser les rapports que notre société, fondée sur la production et le profit, entretient avec le monde qui l’accueille.
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